Après plusieurs mois d’évolution, les taux des crédits immobiliers connaissent une relative stabilité pendant l’été 2026.
Selon l’Observatoire Crédit Logement/CSA, le taux moyen des crédits immobiliers s’établissait à 3,30 % en juillet 2026, soit une légère hausse de 0,04 point. Les barèmes constatés en août confirment globalement cette stabilisation.
Quels taux sont constatés en août 2026 ?
Au début du mois d’août 2026, les taux moyens négociés relevés par CAFPI se situaient autour de :
- 3,17 % sur 15 ans ;
- 3,34 % sur 20 ans ;
- 3,43 % sur 25 ans.
Les meilleurs profils pouvaient obtenir environ 2,99 % sur 15 ans, 3,10 % sur 20 ans et 3,20 % sur 25 ans. Ces taux sont communiqués hors assurance et ne correspondent donc pas au coût total du financement.
Tous les dossiers ne bénéficient pas des mêmes conditions
La proposition obtenue dépend notamment de la stabilité des revenus, du taux d’endettement, de l’apport personnel, de l’épargne restante, de la gestion des comptes, de la durée du prêt et de la qualité du projet immobilier.
Une banque sera également attentive au niveau de loyer réaliste, aux charges, à la fiscalité applicable et à la capacité de l’emprunteur à supporter une période de vacance ou une dépense imprévue.
Faut-il privilégier une durée courte ou longue ?
Une durée courte permet généralement d’obtenir un meilleur taux et de réduire le coût des intérêts, mais elle entraîne une mensualité plus élevée. Une durée longue augmente le coût total, mais peut réduire l’effort d’épargne mensuel et préserver la trésorerie de l’investisseur.
Dans le cadre d’un investissement locatif, il convient donc de comparer la mensualité, le loyer, les charges non récupérables, la taxe foncière, l’assurance, l’entretien et la fiscalité.
Le TAEG est plus important que le seul taux nominal
Le taux annuel effectif global intègre les intérêts, les frais de dossier, le coût de la garantie, les éventuels frais d’intermédiation et l’assurance emprunteur lorsqu’elle conditionne le financement.
Une offre présentant un taux nominal légèrement inférieur peut être plus coûteuse si l’assurance ou les frais annexes sont élevés.
Quel rôle joue le taux d’usure ?
Pour les crédits accordés entre le 1er juillet et le 30 septembre 2026, le taux d’usure est notamment fixé à 4,57 % pour un prêt à taux fixe de 10 à moins de 20 ans, 5,29 % pour un prêt fixe de 20 ans ou plus et 6,39 % pour un prêt-relais.
Attendre une baisse ou concrétiser son projet ?
La véritable question n’est pas uniquement de savoir si les taux vont baisser, mais si le projet est cohérent dans les conditions actuelles. La qualité du bien, son emplacement, son potentiel locatif, le régime fiscal et la structure du financement doivent être étudiés ensemble.
Un crédit vous engage et doit être remboursé. Vérifiez vos capacités de remboursement avant de vous engager.
