L’Insee a publié le nouvel indice de référence des loyers applicable au deuxième trimestre 2026.
En France métropolitaine, l’IRL atteint 148,37, soit une progression de 1,15 % sur un an, après une augmentation de 0,78 % au trimestre précédent. Cette évolution permet à certains propriétaires de réviser le loyer, mais uniquement lorsque le bail et la réglementation l’autorisent.
À quoi sert l’indice de référence des loyers ?
L’IRL encadre l’évolution annuelle des loyers des logements loués vides ou meublés à usage de résidence principale. Il est calculé à partir de l’évolution moyenne des prix à la consommation hors tabac et hors loyers sur les douze derniers mois.
Dans quelles conditions le loyer peut-il être révisé ?
La révision est possible uniquement si le contrat comporte une clause de révision annuelle. Le bail doit préciser la date de révision et le trimestre de référence. Si aucune date n’est indiquée, la révision intervient généralement à la date anniversaire.
En l’absence de clause, le propriétaire ne peut pas augmenter le loyer en cours de contrat en se fondant sur l’IRL.
Comment calculer le nouveau loyer ?
Nouveau loyer = loyer actuel × nouvel IRL ÷ ancien IRL
Il faut utiliser le même trimestre de référence pour les deux indices. Une hausse annuelle de 1,15 % représente une augmentation maximale de 5,75 € pour un loyer de 500 €, 9,20 € pour 800 € et 11,50 € pour 1 000 €, sous réserve que la révision soit autorisée.
La révision est-elle automatique ?
Non. Le propriétaire doit manifester sa volonté d’appliquer la révision. Il dispose d’un délai d’un an à compter de la date prévue. Passé ce délai, la révision non demandée est perdue pour la période écoulée.
L’augmentation ne peut pas être appliquée rétroactivement. Il est conseillé d’informer le locataire par écrit en indiquant l’ancien loyer, les indices utilisés, le calcul, le nouveau montant et la date d’effet.
Attention aux logements énergivores
Le loyer d’un logement classé F ou G au diagnostic de performance énergétique ne peut généralement pas être augmenté lorsque le bail relève du gel des loyers des passoires thermiques. Avant d’appliquer l’IRL, le bailleur doit donc vérifier la date et la classe énergétique du DPE.
IRL et encadrement des loyers : deux règles différentes
La révision annuelle ne doit pas être confondue avec l’encadrement de l’évolution des loyers dans les zones tendues ni avec l’encadrement du niveau des loyers appliqué dans certaines agglomérations. Plusieurs plafonds peuvent se cumuler et l’IRL ne permet jamais de dépasser un plafond légal.
Quel effet sur la rentabilité locative ?
Une progression de 1,15 % reste modérée et ne compense pas nécessairement l’augmentation de la taxe foncière, des charges, des assurances, de l’entretien et des travaux. La rentabilité doit être suivie à partir des revenus et charges réellement constatés.
