L’administration fiscale a actualisé, le 19 août 2026, les plafonds permettant de bénéficier de l’exonération applicable à la location meublée d’une partie de sa résidence principale.
Pour 2026, le loyer annuel hors charges est considéré comme raisonnable lorsqu’il ne dépasse pas 215 € par mètre carré en Île-de-France et 159 € par mètre carré dans les autres régions.
Quelle location est concernée ?
L’exonération vise la location ou la sous-location meublée d’une ou plusieurs pièces faisant partie de la résidence principale du bailleur. Elle peut concerner une chambre louée à un étudiant, un apprenti, un jeune actif ou un travailleur saisonnier remplissant les conditions légales.
Le locataire doit utiliser la pièce comme résidence principale ou, dans le cas prévu par le texte, comme résidence temporaire liée à un contrat de travail saisonnier.
Trois conditions à respecter
La pièce doit appartenir à la résidence principale
La pièce louée doit faire partie de l’habitation effectivement occupée par le propriétaire. Elle ne doit pas constituer un logement totalement indépendant. L’administration examine notamment l’entrée, la présence d’une cuisine autonome, la disposition du bien, le nombre de pièces louées et l’accès par les parties communes.
Le locataire doit en faire sa résidence
Pour un étudiant, la chambre occupée pendant l’année universitaire est considérée comme sa résidence principale, même s’il conserve son domicile familial chez ses parents. La même logique s’applique aux apprentis devant séjourner près de leur lieu de formation ou de travail.
Le loyer doit rester raisonnable
L’administration publie des limites en dessous desquelles le loyer est systématiquement considéré comme raisonnable. En 2026, elles correspondent approximativement à 17,92 € par mètre carré et par mois en Île-de-France et 13,25 € dans les autres régions. Les charges sont ajoutées séparément.
Exemple en dehors de l’Île-de-France
Pour une chambre de 15 m² située à Lyon, le plafond indicatif est de 15 × 159 € = 2 385 € par an hors charges, soit environ 198,75 € par mois.
Un prix supérieur ne provoque pas nécessairement une imposition automatique, puisque la loi ne fixe pas de plafond absolu. Le propriétaire devra toutefois pouvoir démontrer que le loyer reste raisonnable compte tenu du marché local.
Quelle différence avec une chambre d’hôtes ?
La location d’une pièce constituant la résidence principale du locataire ne doit pas être confondue avec une chambre d’hôtes. Pour cette dernière, l’exonération repose sur un autre plafond : les recettes brutes annuelles ne doivent pas dépasser 760 €. Au-delà, la totalité du revenu devient imposable selon le régime applicable.
Quelles précautions prendre ?
- rédiger un bail adapté ;
- établir un état des lieux ;
- vérifier les équipements obligatoires ;
- demander une assurance au locataire ;
- conserver le calcul de la surface et du plafond ;
- séparer le loyer des charges ;
- conserver les justificatifs des sommes perçues.
Il faut également vérifier le règlement de copropriété. Un locataire principal souhaitant sous-louer doit obtenir l’accord écrit de son propriétaire.
Une solution utile, mais encadrée
La location d’une chambre permet de valoriser une surface inutilisée tout en répondant aux besoins des étudiants, apprentis ou salariés en mobilité. L’exonération améliore l’intérêt de cette solution, sous réserve de respecter la configuration du logement, l’usage de la pièce et le caractère raisonnable du loyer.
