Investir par région

Investir en Bourgogne-Franche-Comté

La Bourgogne-Franche-Comté associe des marchés immobiliers très différents : Dijon et Besançon, l’axe Saône-Rhône, des bassins industriels et des villes moyennes aux prix plus accessibles.

À l’est, la proximité de la Suisse crée une dynamique résidentielle spécifique autour du Haut-Doubs, du Jura et du Territoire de Belfort.
Découvrir les territoires

Bourgogne-Franche-Comté en chiffres

Une région de contrastes entre villes, industrie et frontière suisse

Population, économie, emploi et flux frontaliers : quelques repères pour comprendre les différents marchés immobiliers de Bourgogne-Franche-Comté.

2,79 M d’habitants Estimation Insee au 1er janvier 2026.
95,8 Md€ de PIB PIB régional 2024.
988 000 emplois salariés Au 1er trimestre 2026.
48 450 frontaliers Résidents travaillant en Suisse fin 2025.
8 départements De la Côte-d’Or au Territoire de Belfort.

Sources : INSEE — population 2026, PIB 2024 et emploi salarié au 1er trimestre 2026.

Comprendre le territoire

Pourquoi investir en Bourgogne-Franche-Comté ?

Investir en Bourgogne-Franche-Comté suppose d’abord de distinguer plusieurs réalités immobilières. Dijon et Besançon concentrent une part importante des emplois, des services et de l’enseignement supérieur. L’axe Dijon–Chalon-sur-Saône–Mâcon bénéficie des grands axes de circulation, tandis que Belfort et Montbéliard restent fortement liés à l’industrie. À l’est, les territoires proches de la Suisse répondent à une logique encore différente.

La région compte environ 2,79 millions d’habitants en 2026. Sa population est répartie sur un territoire vaste et relativement rural : les marchés immobiliers n’ont donc pas partout la même profondeur. Dijon Métropole et Grand Besançon Métropole constituent les deux principaux pôles urbains et continuent de jouer un rôle d’attraction pour les étudiants, les actifs et les cadres.

L’enseignement supérieur constitue notamment un moteur locatif important à Dijon et Besançon. Les deux pôles concentrent près des deux tiers de l’offre régionale de formation supérieure. Petites surfaces, logements proches des campus, transports et centres-villes peuvent ainsi répondre à une demande étudiante structurelle, sans pour autant dispenser d’une analyse du quartier et du niveau de loyer.

Le marché locatif bisontin illustre le positionnement plus accessible de la région : l’Observatoire local des loyers relève un niveau médian d’environ 10,2 €/m² en 2024 dans l’agglomération de Besançon. Dans les villes moins importantes, les prix d’achat peuvent être plus faibles encore, mais la vacance locative et la liquidité à la revente deviennent des critères essentiels.

Enfin, l’effet suisse constitue une particularité majeure. Fin 2025, environ 48 450 habitants de Bourgogne-Franche-Comté travaillent en Suisse. Sept sur dix résident dans le Doubs. Cette économie frontalière soutient certains marchés résidentiels, notamment autour de Pontarlier, Morteau et du Haut-Doubs, mais elle dépend aussi de la conjoncture suisse et de secteurs industriels comme l’horlogerie.

À retenir

Le choix de la région est une première étape. La qualité d’un investissement se joue ensuite à l’échelle de la ville, du quartier et du bien lui-même.

Paysage urbain et territoire de Bourgogne-Franche-Comté

Les caractéristiques régionales

Une région, plusieurs marchés immobiliers

Le poids économique régional ne doit pas masquer des écarts considérables entre les territoires.

01

Des prix d’entrée souvent plus accessibles

En dehors des secteurs frontaliers et des emplacements les plus recherchés de Dijon ou Besançon, de nombreuses villes affichent des prix immobiliers inférieurs à ceux des grandes métropoles françaises. Cette accessibilité peut favoriser un investissement locatif ou un projet dans l’ancien, à condition de vérifier la profondeur réelle de la demande.

02

Des moteurs économiques variés

Services, santé, enseignement supérieur, industrie automobile, microtechniques, agroalimentaire et activités liées à la Suisse structurent plusieurs bassins d’emploi. Cette diversité impose de raisonner à l’échelle locale plutôt qu’à celle de la seule région.

03

Plusieurs stratégies immobilières possibles

Dijon et Besançon peuvent convenir au locatif étudiant ou patrimonial ; les villes moyennes à une recherche de prix accessibles ; les centres anciens à des opérations avec travaux ; et le Haut-Doubs à une logique résidentielle ou patrimoniale liée au marché frontalier.

Où investir ?

Les principaux territoires à étudier

Sept grands bassins permettent de comprendre la diversité du marché régional. Chacun répond à une logique différente.

Capitale régionale

Dijon et sa métropole

Dijon constitue le principal pôle urbain et économique de Bourgogne-Franche-Comté. La métropole concentre emplois, universités, grandes écoles, CHU, services et infrastructures de transport.

La présence étudiante alimente une demande pour les petites surfaces, les logements meublés et les secteurs bien reliés aux campus. Le centre historique peut également répondre à une logique patrimoniale ou à des projets dans l’immobilier ancien.

Pour investir à Dijon, il faut distinguer le centre, les quartiers universitaires et les communes de la métropole : prix, loyers et profils de locataires peuvent varier sensiblement.
Logique dominante Locatif + étudiant + patrimonial
Pôle universitaire

Besançon

Besançon constitue le deuxième grand pôle universitaire et administratif régional. Université, CHU, administrations et activités industrielles ou technologiques soutiennent une demande locative diversifiée.

Le loyer médian observé dans l’agglomération atteint environ 10,2 €/m² en 2024. Les petites surfaces sont naturellement influencées par la présence étudiante, tandis que les logements familiaux répondent à une autre demande.

La proximité des campus, du tramway, du centre-ville et des principaux pôles d’emploi doit guider la sélection du bien.
Logique dominante Étudiant + locatif
Axe économique

Chalon-sur-Saône et Mâcon

Chalon-sur-Saône et Mâcon bénéficient de leur position sur l’axe Saône-Rhône, à proximité de l’A6 et des grands flux entre Dijon et Lyon.

Leurs marchés sont généralement plus accessibles que ceux des grandes métropoles voisines. Mâcon bénéficie en particulier de sa proximité avec l’aire lyonnaise, tandis que Chalon-sur-Saône dispose de son propre bassin économique.

Ces villes peuvent offrir un équilibre intéressant entre prix d’acquisition et demande résidentielle, mais la sélection du quartier reste essentielle.
Logique dominante Locatif + budget maîtrisé
Bassin industriel

Belfort et Montbéliard

Belfort et Montbéliard forment un bassin historiquement industriel autour de l’automobile, de l’énergie et des activités technologiques. L’Université de technologie de Belfort-Montbéliard ajoute une composante étudiante au marché.

L’emploi industriel reste toutefois sensible aux cycles économiques. Au premier trimestre 2026, l’emploi régional dans l’industrie poursuit son repli, ce qui invite à ne pas fonder un investissement uniquement sur un rendement affiché.

La proximité des pôles d’emploi, des campus et des transports est déterminante pour limiter le risque de vacance.
Logique dominante Locatif + bassin d’emploi
Territoire frontalier

Pontarlier, Morteau et le Haut-Doubs

Le Haut-Doubs constitue l’un des marchés les plus spécifiques de Bourgogne-Franche-Comté. Les revenus des travailleurs frontaliers et la proximité des cantons de Vaud, Neuchâtel et du Jura suisse soutiennent la demande résidentielle.

Fin 2025, environ 34 300 frontaliers travaillant en Suisse résident dans le Doubs. Pontarlier, Morteau, Villers-le-Lac et les communes proches des axes frontaliers répondent ainsi à une logique différente de celle des villes moyennes de l’ouest régional.

Cette attractivité peut entraîner des prix plus élevés. Temps de trajet, accès routier et dépendance à la conjoncture suisse doivent être intégrés à l’analyse.
Logique dominante Frontalier + patrimonial
Villes moyennes

Auxerre et Nevers

Auxerre et Nevers proposent des prix d’entrée généralement plus faibles et peuvent attirer les investisseurs recherchant un budget maîtrisé ou un rendement locatif supérieur.

Ces marchés sont cependant moins profonds que Dijon ou Besançon. Le rendement théorique doit être confronté à la vacance, au nombre de locataires potentiels et à la facilité de revente.

Dans l’immobilier ancien, le DPE, l’état de la copropriété et le coût des travaux doivent être particulièrement surveillés.
Logique dominante Rendement + sélection forte

Adapter sa stratégie

Quel type de territoire pour quel projet ?

La bonne stratégie dépend moins du nom de la région que du type de marché choisi à l’intérieur de celle-ci.

Métropoles universitaires

Dijon et Besançon

Les deux principaux pôles régionaux concentrent emplois, enseignement supérieur et services. Ils offrent les marchés locatifs les plus diversifiés et peuvent convenir aux étudiants, jeunes actifs ou projets patrimoniaux.

Axe Saône-Rhône

Dijon, Chalon-sur-Saône, Mâcon

L’accessibilité et les bassins d’emploi peuvent soutenir une demande résidentielle régulière. Les niveaux de prix permettent de construire des stratégies différentes selon la ville et le quartier.

Marchés frontaliers

Pontarlier, Morteau, Haut-Doubs et Jura

Les revenus frontaliers soutiennent certains marchés, mais les prix peuvent être élevés et l’activité dépend en partie de l’économie suisse. Une approche patrimoniale et très locale est préférable.

Immobilier accessible et ancien

Auxerre, Nevers et villes moyennes

Des prix faibles peuvent améliorer le rendement apparent ou permettre des opérations de rénovation. Déficit foncier, location nue ou meublée peuvent être étudiés lorsque le marché locatif et la qualité du bien le justifient.

Avant d’investir

Les points de vigilance

La Bourgogne-Franche-Comté présente des marchés immobiliers aux profils très différents.

Profondeur du marché. Un prix d’acquisition faible ne garantit pas un bon investissement. Dans certaines villes moyennes, vacance locative et délai de revente doivent être étudiés avant l’achat.

Emploi local. Plusieurs territoires restent fortement liés à l’industrie. L’évolution des principaux employeurs et du bassin d’emploi peut avoir un effet direct sur la demande résidentielle.

Effet frontalier. Dans le Haut-Doubs et le Jura, les revenus suisses soutiennent la demande mais créent aussi des prix plus élevés. La conjoncture suisse, les distances domicile-travail et les axes routiers doivent être pris en compte.

Performance énergétique. Le parc ancien peut offrir des opportunités, mais le DPE, les travaux nécessaires et l’état de la copropriété peuvent modifier fortement le coût réel de l’investissement.

Fiscalité. LMNP, déficit foncier, immobilier ancien patrimonial ou VEFA peuvent répondre à certains projets. Le dispositif fiscal ne doit jamais compenser un emplacement insuffisant ou une demande locative trop faible.
Prix d’acquisition Micro-emplacement Demande locative Qualité du bâti Travaux Financement Fiscalité Revente

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